« ô sport, des jeux pour des dieux », la nouvelle exposition du MuséoParc Alésia

Depuis le 23 mars dernier, le MuséoParc Alésia propose une exposition autour des Jeux Olympiques et elle accueillera même le passage de la flamme olympique le 12 juillet prochain.  Elle a lieu jusqu’au 30 novembre 2024 et est labellisée « Olympiade culturelle » et « Exposition d’intérêt National ».

Elle est accessible pour tous les niveaux et nous remercions vivement Emmanuel Gautier pour le dossier pédagogique qui permet d’envisager du collège au lycée les différentes exploitations possible de cette exposition.

En lien avec cette exposition, 6 collèges de Côte d’Or participent au projet « ô jeux, les collégiens font équipe ». D’une part, les élèves, commissaires de leur exposition, ont effectué des recherches afin de monter leur propre exposition qui sera visible dans chaque collège dans le courant du mois de mai puis rassemblée dans l’ancienne chapelle du Collège Carnot du 11 au 14 juin prochains. Le projet implique aussi une initiation aux Jeux Olympiques antiques avec de grandes Olympiades sur le site du MuséoParc le 25 juin prochain. Des créneaux de réservation sont ouverts pour les collègues qui souhaiteraient emmener leur classe, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante si vous êtes intéressés : sophie.abric@ac-dijon.fr

 

« Ulysse est un réfugié politique; c’est Baudelaire qui l’a dit »

Sabine RODRIGUEZ-GRAPPERON (LM)  et Valérie LETERQ (LCA) , du lycée international Charles-de-Gaulle, Dijon (Bourgogne) ont coécrit dans la Revue de pédagogie des langues anciennes, (02, 2023-2024, p. 27-49) un article très intéressant sur un travail  relatif à la plus value apportée par les  connaissances linguistiques et les références culturelles dans la compréhension/interprétation  des textes littéraires, notamment pour éviter les contresens.

En voici le résumé par le autrices:

De nombreux enseignants de français/lettres notent, chez leurs élèves, une fracture croissante avec la culture de l’écrit. Depuis la démocratisation de l’enseignement (actée par la loi Haby en 1975) et l’arrivée dans le secondaire de nouveaux profils d’élèves, les élèves latinistes et/ou hellénistes sont souvent perçus comme de « bons élèves de français », maîtrisant la grammaire et l’orthographe. Pour tenter de questionner les fondements de cette représentation et tenter de mesurer quantitativement et qualitativement l’apport des cours de Langues et Cultures de l’Antiquité (LCA) sur la compréhension de textes en langue française, nous avons soumis 77 élèves de seconde d’un lycée de centre ville à un questionnaire de compréhension de textes. L’idée sous-jacente était de comparer les résultats du groupe latinistes-hellénistes (16 élèves) à ceux du groupe non-LCA (61 élèves). L’analyse des protocoles a montré que les indicateurs retenus ne permettaient pas de différencier de manière significative les deux groupes. En revanche, deux caractéristiques dans les protocoles du groupe non LCA ont paru intéressantes à relever : le nombre de non-réponses d’une part et
le nombre de contresens d’autre part. Les élèves non-LCA ont souvent proposé une interprétation anachronique d’un poème de Baudelaire là où les élèves LCA se montrent plus prudents.

cliquez ici pour accéder à l’article

Programmes de la spécialité LLCA 2024-2025 et 2025-2026

Grec

En grec, pour les années scolaires 2024-2025 et 2025-2026, les œuvres retenues sont les suivantes :

  • Aristophane, L’Assemblée des femmes, texte établi par Victor Coulon et Jean Irigoin, traduit par Hilaire Van Daele, Paris, Les Belles Lettres, collection des universités de France, série grecque, volume n° 55, 1983 ;
  • Margaret Atwood, La Servante écarlate, traduit de l’anglais par Michèle Albaret-Maatsch, Paris, Robert Laffont, collection « Pavillons Poche », 2021.

Latin

En latin, pour les années scolaires 2024-2025 et 2025-2026, les œuvres retenues sont les suivantes :

  • Sénèque, Médée, in Tragédies, texte établi et traduit par François-Régis Chaumartin, Paris, Les Belles Lettres, collection des universités de France, série latine, volume n° 332, 1996 ; Médée, in Tragédies, texte établi par François-Régis Chaumartin, traduit par Olivier Sers, Paris, Les Belles Lettres, collection des Classiques en poche, volume n°104, 2011 ;
  • Dea Loher, Manhattan Medea, traduction d’Olivier Balagna et de Laurent Mulheisen, Montreuil, L’Arche, 2001.

Un projet Mare Nostrum au collège Edouard Herriot à Chenôve

Mesdames Pauline Lefebvre (LCA) et Madiotto (LCE), en collaboration avec la professeure documentaliste, Madame Laplace, ont mis en place un parcours Mare Nostrum au sein du collège de Chenôve.

Le double objectif du projet est à la fois de favoriser un rapprochement fécond entre langues anciennes et langues vivantes étrangères et à la fois de valoriser la culture d’origine des élèves du collège tout en mettant en évidence les liens étroits entre les cultures française, européenne et méditerranéenne et le monde antique.

Sur le plan pédagogique, les enseignantes ont conçu une progression avec tout d’abord un travail linguistique sur les mots anglais qui dérivent du latin et du grec, puis un travail culturel sur l’apport de la romanisation dans la Ville de Bath. Une histoire de la langue anglaise est ainsi dressée.

Les élèves sont ainsi amenés à réaliser des exposés oraux sur des sites archéologiques, dont vous pouvez retrouver la liste ici.

Un grand bravo aux enseignantes pour la mise en place de ce beau parcours !

Journée d’étude de l’A.R.E.L.A.D.

La journée d’étude de l’ARELAD aura lieu le samedi 4 mai de 9h30 à 12h30 au lycée Carnot, 16 boulevard Thiers, 21000 DIJON. 
Vous trouverez ci-joint le programme de cette matinée. N’hésitez pas à vous inscrire par mail : secretaire.arelad@gmail.com
 

9h : accueil

9h30-10h15 : Dion Chrysostome, orateur intemporel

conférence d’Isabelle Dumont-Dayot, professeur de lettres classiques au lycée Boivin (Chevigny Saint-Sauveur, Côte d’Or)

10h15-10h45 : pause

10h45-11h30 : Les leçons de Jean Dorat : de l’humanisme à la Pléiade

conférence de Nicolas Souhait, ancien élève du lycée Montchapet (Dijon), agrégé de Lettres classiques (2020) et doctorant de l’UFR de Langue française de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université.

11h30-11h45 : pause

11h45-12h30 : Assemblée générale de l’ARELAD.

Présentation des deux interventions :

Dion Chrysostome, orateur intemporel : il y a 2000 ans, il nous parlait déjà de notre humanité : Dans la thèse que j’ai soutenue en 2019 sous la direction du professeur Alain Billault (Sorbonne Université), j’ai traduit huit discours moraux de Dion de Pruse, surnommé Dion Chrysostome, orateur grec du Ier siècle après J.-C. À peine le tiers des 80 discours qui nous sont parvenus a été traduit, principalement les discours politiques. Les discours moraux n’ont pas encore été traduits en français et sont peu étudiés. Si Dion est éloigné de nous dans le temps et dans l’espace, ses préoccupations sont proches des nôtres. Dans ces huit discours, il est notamment question de la perception de la beauté, souvent influencée par les changements de la société. Dion déplore la force de l’opinion populaire, des on-dit et des idées reçues. Dans l’éloge funèbre d’un athlète idolâtré, Dion livre une réflexion sur les vertus que les spectateurs peuvent découvrir avec le sport et les jeux. Enfin, Dion évoque aussi l’apparence physique, en partant d’une réflexion sur la tenue et l’apparence du philosophe, regardées avec défiance et moquerie, et se demande pourquoi les hommes attachent autant d’importance à l’apparence.

Traduire ces textes méconnus permet de diffuser les idées de cet orateur, ainsi que de montrer leur intérêt littéraire et les échos qu’ils trouvent à notre époque. Leur découverte est un plaisir à partager.

Les leçons de Jean Dorat : de l’humanisme à la Pléiade

Nous proposons d’abord d’introduire aux méthodes humanistes d’étude des textes à partir de l’enseignement de Jean Dorat (1508-1588), le célèbre professeur de Ronsard. Ce sera ainsi l’occasion, dans un second temps, de revenir sur le lien mythique du professeur et de son élève, d’en étudier les principales manifestations et de voir aussi comme s’élaborent en creux des stratégies publicitaires, avec pour enjeu la réussite sociale de chacun. En somme, nous tâcherons de confronter à la matérialité des sources le mythe qui s’est forgé autour de Dorat et Ronsard dès le XVIe siècle, avec pour horizon une question prégnante dans les études littéraires : la Pléiade existe-t-elle ?

Tous au cinéma pour voir Bis repetita le 20 mars !

Emilie Noblet réalise une comédie romantique avec pour personnage principal…un professeur de latin , incarné par Louise Bourgoin !

Delphine, prof de lettres désabusée, a un deal bien rôdé avec ses élèves : ils lui fichent une paix royale, elle leur distribue des 19/20. Mais la combine se retourne contre elle quand ses excellents résultats (fictifs) propulsent sa classe au championnat du monde de latin, à Naples. Comble du cauchemar, c’est le neveu très zélé de la Proviseure qui est choisi comme accompagnateur. Pour sauver l’option latin, et surtout sa situation confortable, Delphine ne voit qu’une solution : tricher !

Vous pouvez aller voir la bande annonce

Un film d’actualité !

Barbara Cassin, une académicienne au balcon des langues de l’Europe

La cité scolaire Saint-Joseph accueillera ce mardi 23 octobre à 18h l’académicienne Barbara Cassin qui traitera le sujet des langues de l’Europe.

La conférence se déroulera Salle Pol de Léon du Lycée Saint-Joseph.

La séance est ouverte au public mais sur inscription. Si vous êtes intéressés, merci d’envoyer un mail à lucie.desbrosses@ac-dijon.fr

Pour plus d’informations, rendez-vous ici

Meilleurs voeux 2024 !

Le blog CVRSVS PVBLICVS BVRGVNDIONVM et ses administrateurs vous présentent leurs meilleurs voeux pour une année professionnelle et pédagogique riche en aventures latines et grecques !

                    Le site de Glanum (Saint-Rémy-de-Provence) – Photo M. Caon, 2023.

Journée d’études de Lettres Classiques

Vendredi 17 novembre dernier a eu lieu la première journée d’études de Lettres Classiques à l’Université de Bourgogne.

La journée a débuté par une introduction de notre IA-IPR de Lettres classiques, Magdeleine CLO-SAUNIER, qui, après un mot de bienvenue, a rappelé le rôle de l’accompagnement académique dans les LCA. Quelques informations institutionnelles ont ensuite été transmises, rappelant l’enquête LCA (vous pouvez la faire en cliquant ici si vous ne l’avez pas encore fait), l’existence de ce blog et l’existence de liens utiles pour la nouvelle sixième et le FCA, notamment les Fiches Lexique et Culture. Enfin, les dates, lieux et formateurs des formations de bassin ont été présentés.

Quatre brillantes interventions ont ensuite suivi, toutes en lien avec les programmes de collège et/ou de lycée. La matinée a été consacrée à la façon dont les anciens percevaient leur propre histoire, à travers l’éloge en Grèce antique et à travers la poésie latine notamment. Madame Oudot est intervenue sur le thème suivant : « d’une Athènes à l’autre ? La mutation d’un éloge entre l’âge classique et la seconde sophistique ». Madame Laigneau-Fontaine a évoqué le fait de « réfléchir sur son histoire : idéalisation et remise en cause des origines de Rome dans la littérature latine. »

L’après-midi, Anne Sinha s’est demandé « comment (ne pas) être la compagne idéale d’un héros épique latin », et a centré ses analyses autour de deux héroïnes épiques : Didon et Hypsipyle. Enfin, Claire Poule a soulevé « les questions des Grecs sur les animaux ».

Dans cet article, vous pouvez lire les notes prises sur les interventions ou encore vous appuyer sur les exempliers pour vos séances.

Nous espérons que ce beau format pourra être renouvelé l’an prochain !